Repousse capillaire
Chute de cheveux post-partum
Chute de cheveux après la grossesse, ou chute post-partum.
La chute qui survient deux à quatre mois après un accouchement est attendue et se résout le plus souvent seule. La consultation le confirme et repère les cas qui méritent plus.

Le traitement et son tarif
Comprendre
Chute de cheveux post-partum
Pendant la grossesse, les hormones prolongent la phase de croissance des cheveux : ils tombent moins et paraissent plus fournis. Après l’accouchement, tous ceux qui auraient dû tomber le font en même temps, deux à quatre mois plus tard. C’est l’effluvium télogène du post-partum. Il est impressionnant, et il est normal.
Dans la grande majorité des cas, la chute se calme en trois à six mois et la densité revient en six à douze mois, sans traitement. Le dire clairement fait partie de l’accompagnement.
La consultation sert à vérifier qu’il s’agit bien de cela, et pas d’une carence en fer, fréquente après un accouchement, ni d’un trouble de la thyroïde, ni d’une alopécie androgénétique que la grossesse avait masquée. Une prise de sang est prescrite au besoin.
Si la chute persiste au-delà d’un an, ou si le terrain est androgénétique, le PRP peut être proposé : plasma riche en plaquettes prélevé sur la patiente, il stimule les follicules et raccourcit le retour à la densité. Il est autologue et compatible avec l’allaitement, ce qui est vérifié en consultation.
Aucun traitement n’est engagé le jour de la consultation. La décision se prend à partir de l’examen, du bilan sanguin et du calendrier de la chute.
Votre rendez-vous
Une séance, trois moments.

Préparer votre visite.
La consultation
Le médecin date la chute par rapport à l’accouchement, examine le cuir chevelu, recherche une carence ou un trouble associé et prescrit une prise de sang si nécessaire. Il explique l’évolution attendue et fixe, ou non, un rendez-vous de suivi. La consultation coûte 100 $ et dure trente minutes.
La préparation
Venez avec la date de l’accouchement, la liste de vos suppléments et médicaments, et vos analyses sanguines récentes si vous en avez. Aucune autre préparation.

Le temps du traitement.
La séance
Il n’y a pas de séance à la première visite. Si le PRP est indiqué plus tard, il se déroule comme pour les cheveux clairsemés : prélèvement sanguin, centrifugation, injections superficielles dans le cuir chevelu, quarante-cinq minutes environ.

Le retour chez vous.
Après la séance
Après la consultation, une correction de carence commence si le bilan en montre une, et un suivi est fixé à trois mois. Après une séance de PRP, pas de lavage pendant vingt-quatre heures et pas de teinture pendant une semaine.
Les précautions
- Ne pas commencer de supplément à forte dose sans bilan sanguin.
- Éviter les coiffures serrées, les décolorations et les lissages chimiques pendant la période de chute.
- Signaler au médecin une fatigue inhabituelle, une frilosité ou une prise de poids : elles orientent vers la thyroïde.
- Photographier le cuir chevelu chaque mois dans les mêmes conditions.
- Consulter à nouveau si la chute persiste au-delà de douze mois.
- Les premiers effets
- La chute se calme en trois à six mois après son début ; la densité revient en six à douze mois.
- La durée de l’effet
- Retour à l’état antérieur dans la grande majorité des cas, sans traitement.
Images d’ambiance illustratives.
Avant de décider
Vos questions.
Combien coûte la prise en charge d’une chute après accouchement ?
La consultation médicale coûte 100 $. Elle suffit dans la plupart des cas. Si un traitement par PRP est indiqué ensuite, le forfait de trois séances coûte 999 $.
Est-ce normal de perdre autant de cheveux ?
Oui. Les cheveux retenus pendant la grossesse tombent tous en même temps, deux à quatre mois après l’accouchement. La chute peut sembler massive ; elle se calme en trois à six mois et la densité revient en six à douze mois dans la grande majorité des cas.
Faut-il traiter tout de suite ?
Non. Le premier geste est de vérifier qu’il n’y a pas de carence en fer ou de trouble de la thyroïde, fréquents après un accouchement, et de laisser le temps faire. Un traitement ne se discute que si la chute dure au-delà d’un an ou si un terrain androgénétique est repéré.
Le PRP est-il compatible avec l’allaitement ?
Le PRP est préparé à partir du sang de la patiente, sans médicament ajouté. Il est en principe compatible avec l’allaitement ; le médecin le confirme au cas par cas en consultation.
Que puis-je faire en attendant ?
Manger suffisamment, en particulier des protéines et du fer ; poursuivre les suppléments prescrits ; éviter les coiffures serrées et les traitements chimiques agressifs. Et prendre des photos tous les mois dans les mêmes conditions, pour voir la densité revenir.